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Recovery rooms
 

La Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA) a fait savoir qu'elle était saisie ces derniers temps de nombreuses questions d'investisseurs sollicités par des "recovery rooms". Si l'on vous propose de vendre certaines de vos actions, précédemment acquises dans des circonstances douteuses, la plus grande prudence est de rigueur.

Sauveurs en vue ?

Il s'agit d'un mécanisme de fraude orienté tout particulièrement vers ceux qui, par le passé, ont acquis des actions par le biais d'un intermédiaire financier ne disposant pas de l'agrément requis. Dans bien des cas, les actions en question, achetées au prix fort, ont perdu quasi toute valeur au bout de quelques mois. C'est à ce moment qu'intervient la "recovery room" : les investisseurs, qui ont acheté à un prix excessif des titres sans valeur, se voient proposer un rachat de ces titres à un prix supérieur à celui du marché. Pour ce faire, les motivations les plus diverses sont présentées, comme par exemple la prise de contrôle de la société dont le rachat des titres est proposé.

Attention, c'est un piège !

Bien souvent, les épargnants contactés sont soulagés à l'idée de pouvoir se défaire, à un prix raisonnable, de ces titres devenus fort peu intéressants. Le problème, c'est qu'avant même de procéder à l'achat de ces actions, l'acheteur potentiel demande à l'investisseur d'avancer certains frais. Et, une fois ces sommes versées, cette personne disparaît évidemment dans la nature… En conséquence, la Commission conseille aux personnes qui auraient précédemment acheté des titres par l'intermédiaire d'une société ne disposant pas de l'agrément requis de faire preuve de la plus grand prudence, et en tout état de cause, de ne pas effectuer de paiement préalable. Vous trouverez la liste des entreprises qui ont proposé en Belgique des instruments financiers sans disposer de l'agrément requis sur le site Internet de la CBFA, à l'adresse www.cbfa.be, sous la rubrique"Protection consommateurs / Mises en garde" 



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