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Il y a peu, KBC a publié, pour quelques uns des certificats immobiliers qu’elle émet, la valeur estimée des immeubles repris dans ces certificats. En calculant la valeur par certificat, je me suis rendu compte que plusieurs certificats (comme Antares et Pléiades par exemple) étaient cotés sous leur valeur estimée. Ne serait-ce pas une bonne idée de les acheter, même si vous ne les conseillez pas du tout dans votre analyse… ?
 

KBC a effectivement fait expertiser les bâtiments de toute une série de certificats (Antares, Marcel Thiry, Pléiades, North Plaza, Lux-Airport, Régence, Beaulieu).
En dépit du fait que cette expertise a un coût, à charge du coupon et donc du détenteur, nous jugeons bien sûr d’un œil favorable cette initiative qui accroît la transparence. Mieux vaut toutefois considérer ces estimations avec prudence. KBC ne donne en effet aucune indication sur la méthodologie utilisée.
Outre des éléments tangibles, certains facteurs – plus difficiles à estimer comme les facteurs de risque et les perspectives de location et de rendement – doivent également être pris en compte.
A titre d’exemple, le certificat Pléiades paraît fortement sous-évalué, mais il ne faut pas oublier que le bâtiment est vide depuis 2 ans et que ce quartier de Bruxelles est actuellement peu recherché. Lorsqu’un bâtiment ne trouve pas rapidement de locataire, la caisse reste vide (alors qu’impôts et frais d’entretien continuent à être payés !). D’où le risque de se retrouver dans une situation très difficile.
Enfin, en cas de liquidation, vous recevrez sans doute moins que la valeur estimée du bâtiment. Pour obtenir la « valeur nette de liquidation » – dans l’hypothèse où le bâtiment est vendu à sa valeur estimée –, il faut tenir compte des droits d’enregistrement, frais de notaire et commissions de vente, d’une part, et des revenus locatifs non encore distribués, d’autre part. Enfin, le précompte mobilier sur les éventuelles plus-values devra lui aussi être retiré.

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