Lorsque General Motors avait introduit en 1999 sa filiale Delphi, active
dans la production de pièces automobiles, en Bourse de New York, j’avais reçu en
tant qu’actionnaire de GM des actions Delphi. Malgré la baisse du cours, je les
ai toujours conservées mais je viens d’apprendre que Delphi avait fait faillite.
Pouvez-vous me dire ce que je dois faire à présent ?
|
 |
Comment en est-on arrivé là ? Ces
dernières années, l’énorme concurrence a contraint Delphi à abaisser ses prix de
vente. Mais tandis que les concurrents ont adapté leurs outils de production à
cette nouvelle nécessité du marché, les indispensables réorganisations chez
Delphi se sont fait bien trop attendre. De plus, la société a été confrontée à
des coûts toujours plus élevés en soins de santé et pensions des anciens
travailleurs. Les concurrents ayant réagi plus rapidement à l’évolution des
conditions de marché et appliquant des prix plus compétitifs, Delphi a perdu
progressivement des parts de marché. Tout ceci a donc conduit la semaine
dernière au dépôt d’une demande de faillite. Selon la loi américaine, et plus
précisément le célèbre “Chapter 11”, la société pourra toutefois continuer à
travailler sous la surveillance d’un juge et la direction disposera d’une plus
grande flexibilité pour la gestion. Les dirigeants ont d’ailleurs d’ores et déjà
annoncé que Delphi sortirait de l’impasse d’ici la mi-2007. Des négociations sur
une baisse des salaires ont commencé et la société devrait fermer plusieurs
usines.
Que devez-vous faire ? Nous ne
connaissons pas encore les détails d’une restructuration qui s’annonce quoi
qu’il en soit très délicate. Mais le fait est que vos actions ne valent déjà
plus grand chose. A notre avis, cela ne vaut plus vraiment la peine de vendre au
vu, notamment, des frais que cela engendrerait. Vous pouvez donc conserver vos
actions Delphi. Si la restructuration réussit, vous pourrez alors espérer un
joli rendement. Mais attention, le risque de tout perdre n’est pas mince.

|