Indépendant, j’ai cédé il y a peu mon affaire et détiens un appréciable
capital à investir. J’ai sollicité l’aide de mon banquier pour cette tâche, mais
il m’a demandé si j’opterais pour la gestion discrétionnaire ou pour la gestion
conseil. Quelle est la différence ?
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· Pour consentir un
service de gestion de fortune (ou personal banking ou private
banking), certaines banques exigent un capital d’au moins
250 000 euros. D’autres ne le font qu’à partir d’un million d’euros.
Et il est exact qu’on distingue pour cette tâche deux types d’approche : la
gestion discrétionnaire ou la gestion conseil.
· Si vous optez pour la
gestion discrétionnaire, vous confiez la gestion de votre portefeuille
à un spécialiste. Mais sans pour autant vous lancer les yeux fermés. Une
personne désignée commencera par esquisser votre profil, sur la base de
l’ampleur de votre patrimoine, de vos besoins à court et moyen terme et de vos
attentes. Elle discutera avec vous des diverses possibilités de stratégies et de
produits de placement et choisira avec vous la stratégie qui semblera la plus
adéquate. Une stratégie qui, selon l’envergure de votre portefeuille,
s’approchera davantage du suivi personnalisé (pour une fortune considérable) ou
d’une approche plus standardisée (pour un capital moins copieux). Vous
déterminerez aussi ensemble la fréquence de vos entrevues.
· Si vous optez pour la
gestion conseil, vous bénéficierez de l’avis d’un conseiller (private
banker) qui suit l’évolution des marchés. Ici aussi, une discussion
préalable permettra de fixer des balises. Ensuite, le conseiller vous contactera
régulièrement pour savoir si vous suivez son avis, si vous achetez, vendez ou
gardez votre portefeuille intact. Vous pourrez aussi déterminer au départ de
quelle manière il vous contactera. Vous bénéficierez globalement des mêmes
conseils que ceux proférés en cas de gestion discrétionnaire, mais le pouvoir de
décision restera entre vos mains.

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