J'ai déjà lu à plusieurs reprises que certaines
sociétés accordaient des dividendes plus importants à leurs fidèles actionnaires
ou aux actionnaires qui assistaient aux assemblées générales. Qu'en pensez-vous
?
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Une tendance croissante Lafarge et
Iberdrola ne sont pas les seules entreprises à s’être déjà fait remarquer de la
sorte. Le groupe chimique néerlandais DSM a lui aussi annoncé voici peu son
intention de verser un “dividende de fidélité”. Concrètement, les investisseurs
qui conserveront leurs actions pendant trois ans recevront, en 2010, un bonus
plus ou moins égal à 30 % du dividende moyen versé au cours des trois
années précédentes. Ensuite, DSM versera systématiquement un coupon plus élevé
de 10 % à ses fidèles actionnaires qui devront pour cela se faire
enregistrer dans le registre des actionnaires de l’entreprise. Depuis toutefois,
un fonds d’investissement a saisi les tribunaux amstellodamois afin de savoir si
tout cela était bien légal.
Du pour et du contre Cette dernière
question ne cesse du reste d’alimenter les débats. · D’un côté, les entreprises comme DSM
prétendent vouloir se constituer, à travers ce biais, un noyau stable
d’actionnaires pour ainsi pouvoir suivre une stratégie à plus long terme et
dresser un barrage contre d’éventuels spéculateurs à court terme.D’autres
partisans estiment encore que la constitution d’un noyau de fidèles actionnaires
est un moyen de mettre un terme au caractère contraignant des résultats
trimestriels qui doivent toujours être meilleurs. Autrement dit, cela
favoriserait le travail à long terme et donc, in fine, les
actionnaires. · D’un autre côté, la
constitution d’un noyau d’actionnaires stables réduit la liquidité de l’action.
En d’autres termes, il est de plus en plus difficile pour les investisseurs qui
souhaitent acheter ou vendre l’action en question, de le faire à de bonnes
conditions. Le principe d’égalité des actionnaires devant la loi est par
ailleurs aussi bafoué. Bien que les arguments des partisans des "actions de
fidélité" puissent sembler valables à première vue, ils vont selon nous à
l’encontre des règles de bonne gouvernance.
Comme nous l’avons déjà écrit, nous vous déconseillons de répondre
aux propositions qui vous lieront pendant une longue période à une entreprise
déterminée.

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