Vous recommandez depuis un certain temps déjà la couronne suédoise à titre
de diversification parce qu’elle est sous-évaluée. Or, le mois dernier, le cours
de cette devise scandinave a de nouveau reculé. J’ai aussi lu que la Banque
centrale suédoise n’envisageait pas de relever immédiatement ses taux
directeurs. Que me conseillez-vous de faire maintenant ?
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Un potentiel
intact Le cours de la
couronne suédoise a en effet perdu 2 % par rapport à l’euro le mois
dernier. Une baisse qu’il faut attribuer aux déclarations de la Banque centrale
suédoise, la Riksbank, selon laquelle les taux directeurs pourraient être
relevés moins rapidement que prévu. Or, jusqu’il y a peu, les prévisions
faisaient généralement état d’un relèvement des taux directeurs suédois et d’un
passage de ceux-ci au-dessus du niveau en vigueur dans la zone euro. Une
évolution qui aurait assurément soutenu la devise scandinave. Aujourd’hui
toutefois, la Banque centrale suédoise semble moins inquiète de la hausse de
l’inflation dans son pays que ne l’est la Banque centrale européenne à propos de
l’inflation dans la zone euro. La Riksbank ne devrait donc pas encore relever
ses taux et la hausse tant attendue de la couronne suédoise semble quelque peu
postposée. Nous prévoyons néanmoins toujours une hausse à terme, la devise
suédoise étant sous-évaluée de 20 % par rapport à l’euro. Profitez dès lors
de la récente baisse du cours pour investir dans la couronne suédoise, soit à
travers des obligations individuelles, soit à travers une sicav d’obligations en
couronne suédoise comme ING L Renta Fund II SEK ou KBC Renta
Sekarenta.
La Banque centrale fait des
prévisions Il n’est pas rare que les déclarations d’une banque
centrale entraînent des mouvements sur le marché des changes. Petite originalité
dans ce cas-ci, la Banque centrale suédoise est une des trois seules banques
centrales au monde – avec celles de Norvège et de Nouvelle-Zélande – à publier
des perspectives chiffrées concrètes à propos de sa propre politique de taux.
Aujourd’hui, les avis quant à savoir s’il s’agit ou non d’une bonne affaire pour
les investisseurs divergent. Pour les uns, cela améliore la transparence, ce qui
permet aux acteurs présents sur les marchés obligataires d’avoir une vision plus
claire de l’évolution future des taux. Pour les autres, toutefois, de telles
prévisions impliquent le danger de voir les marchés prendre ces mêmes prévisions
pour des promesses, ce qui priverait les Banques centrales d’une certaine marge
de manœuvre. Certains craignent aussi que les marchés financiers ne soient
finalement plus préoccupés par ces prévisions que par les véritables indicateurs
économiques. Selon nous, il est encore trop tôt pour porter un jugement
définitif sur la question.
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