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Trouvez-vous que ce soit une bonne idée, en ces temps troublés, de remettre à plus tard ses achats d’actions, voire de vendre dans l’espoir de racheter moins cher par la suite ?
 

Intéressant ?
A première vue, l’idée de notre lecteur repose sur la logique même : les cours sont en baisse ; vendre maintenant une action qui vaut 50 euros pour la racheter lorsqu’elle ne vaudra plus que 40 euros par exemple ne peut être qu’une bonne affaire. Nous vous déconseillons pourtant de jouer au plus malin sur les marchés boursiers : il est impossible de prévoir leurs soubresauts à court terme et, en spéculant de la sorte, vous pourriez ressortir perdant.

Une étude de Fidelity
La chose a d’ailleurs été confirmée par  une étude récente qu’a réalisée le gestionnaire de sicav Fidelity International sur l’évolution d’un certain nombre de marchés boursiers européens – mais pas la Bourse de Bruxelles – entre juin 1992 et juin 2007. Il en ressort que la prestation totale des marchés est réalisée pour l’essentiel sur un nombre limité de séances. En d’autres termes, si vous envisagez de sortir du marché parce que les cours baissent, il y a une forte probabilité que vous ratiez le train de la prochaine hausse. Cette étude donne des chiffres très révélateurs. Si vous aviez placé en juin 1992 un montant de 1 000 euros en Bourse de Paris, que vous aviez toujours gardé vos titres et réinvesti les dividendes touchés,  votre pécule de départ serait devenu 3 649 euros en juin dernier. Si vous aviez raté, sur l’ensemble de cette période, les dix jours où les hausses de cours ont été les plus fortes, votre pécule n’aurait déjà plus été que de 2 048 euros. Et si vous aviez raté les 40 meilleurs jours de cette période qui en compte plus de 5 000, votre pécule aurait fondu à 648 euros ! Autre exemple. 1 000 euros placés pendant tout ce temps en Bourse d’Amsterdam seraient devenus 3 749 euros sans aucune autre intervention que le réinvestissement des dividendes. Mais en ayant raté les 40 meilleurs jours de ces quinze années, ces 1 000 euros auraient vu leur valeur ramenée à 586 euros seulement. En Bourse de Stockholm ? C’est pire encore ! Un pécule de 1 000 euros investi en 1992 serait devenu, sans autre intervention que celle décrite plus haut, 8 933 euros. Mais en ratant les 40 meilleurs jours de la période, seulement 967 euros !

Quelle leçon tirer ?
Il y a finalement peu de chances de devenir un boursicoteur fortuné en spéculant sans cesse à court terme, à l’achat ou à la vente. Cela ne veut pas dire qu’il faut toujours rester les bras croisés. Il est important aussi de réagir aux événements. Si vous pensez par exemple que le cours d’une action est exagérément pénalisé, compte tenu des perspectives que présente la société, vous avez tout intérêt à renforcer votre position dans cette action. La volatilité des marchés, en ce moment, a ainsi poussé vers le bas pas mal d’actions de bonne qualité. C’est l’occasion, selon nous, de renforcer vos positions dans ces valeurs, dans une perspective de moyen à long terme.
Inversement, lorsqu’une action devient chère, mieux vaut s’en séparer pour se concentrer sur des opportunités plus attrayantes.

 

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