J’ai lu que vous donniez la préférence aux obligations de qualité émises,
en euro, par des sociétés. Pouvez-vous me dire ce que vous entendez exactement
par là ? Quand peut-on dire d’une obligation de société, ou corporate, qu’elle
est de qualité ?
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· Les obligations peuvent
être classées selon différents critères. L’un de ceux-ci est l’émetteur de
l’obligation. Une obligation émise par un pays est appelée obligation
d’Etat, et une obligation émise par une société est appelée obligation de
société ou obligation corporate. Ces deux catégories varient l’une de
l’autre en termes de risque et de rendement. Les émissions de pays occidentaux,
par exemple, sont sans risque (le risque de faillite de la Belgique est pour
ainsi dire nul). Mais en échange, vous ne recevez donc qu’un faible rendement.
Celui qui acceptera par contre un risque plus important pourra obtenir un
meilleur rendement à travers une obligation émise par une société. Et plus le
risque sera élevé, plus le rendement potentiel le sera aussi. La santé
financière de la société déterminera ainsi si ses obligations méritent ou non le
label ‘de qualité’. Une société au bord de la faillite qui émet des obligations
offrira par exemple un rendement élevé, mais le risque de non-paiement d’un ou
de plusieurs coupons, voire de votre capital, sera réel. Ceci peut être comparé
à un pays connu pour son instabilité politique. L’Argentine avait ainsi, elle
aussi, émis en son temps des obligations assorties d’un coupon très élevé
qu’elle n’était finalement pas parvenue à rembourser.
· En tant qu’investisseur,
il est toutefois très difficile de déterminer seul la qualité d’une société.
Déchiffrer les rapports annuels pour se faire une idée de la situation
financière d’une société déterminée n’est pas donné à tout le monde.
Heureusement, il existe pour cela des agences spécialisées qui se chargent de
tout pour vous. Des sociétés comme Standard & Poor’s et Moody’s, par
exemple, évaluent le risque de défaut de paiement des émetteurs (Etats comme
sociétés) sous forme de rating ou de notation et utilisent, dans ce cas, deux
grandes classes de risque : ‘investment grade’ et ‘speculative grade’.
Seule la première catégorie entre en ligne de compte pour le ‘bon père de
famille’. Nous y retrouvons des pays à économie mature et des sociétés possédant
une structure bilantaire saine. La seconde catégorie, elle, abrite les
obligations à haut rendement et même les obligations pourries ou
obligations de faible qualité. Ces obligations s’adressent plutôt aux
spéculateurs.
· Mais l’analyse ne
s’arrête pas là. D’autres facteurs, comme les conditions de marché et les
caractéristiques spécifiques de l’obligation (durée, coupon, etc.) jouent
également un rôle. Composer un portefeuille obligataire correctement diversifié
n’est donc pas une mince affaire et n’est pas, a fortiori, à la portée de tout
le monde. Une sicav d’obligations bien gérée et spécialisée pourra dans ce cas
constituer une solution. A ce propos, notre revue sœur Fonds & Sicav
recommande toujours l’achat d’obligations de sociétés et mise pour ce faire sur
quelques sicav spécialisées dans les obligations corporate de qualité, émises en
euro.
Parmi les noms à retenir : - CAAM Euro Corporate
Bond (distribuée par Deutsche Bank mais aussi en vente chez Keytrade
Bank) ; - Dexia Sustainable Euro Corporate Bonds ; -
Fortis L Bond Corporate Euro ; - KBC Bonds Corporates
Euro ; - Parvest Euro Corporate Bond et - Petercam L
Bonds EUR Quality.
Il ne vous reste plus qu’à choisir…

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