Les banques ne risquent-elles pas de vouloir compenser les pertes subies
dans le cadre de la crise financière par une hausse des tarifs auprès des
consommateurs, par exemple au niveau des prêts hypothécaires ? La concurrence
est-elle suffisante pour éviter que cela ne se produise ?
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De nombreuses banques se trouvent encore en pleine phase de
digestion des conséquences de la crise du subprime. Elles ne sont pas
toutes touchées au même degré, notamment en Belgique, et devraient donc toutes
réagir d’une manière spécifique. Il n’est en effet pas exclu que certaines
relèvent leurs tarifs histoire de limiter les dégâts, alors que d’autres
pourraient au contraire décider d’accorder des taux plus intéressants sur les
prêts hypothécaires pour ne pas perdre de parts de marché. A première vue, il ne
semble pas être question pour l’instant de hausses majeures des tarifs, que ce
soit pour les prêts hypothécaires ou pour d’autres services en Belgique. Les
rendements des meilleurs carnets d’épargne et bons d’assurance sont en moyenne
supérieurs de 0,5 % par rapport à la situation voici un an et les intérêts
à payer sur les prêts hypothécaires ont également augmenté d’environ 0,5 %,
reflétant la hausse des taux d’intérêt enregistrée en 2007. Nous pouvons par
contre nous attendre à ce que les banques se montrent plus exigeantes dans la
demande de garanties lors de l’octroi de crédits.
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