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L’actualité financière renvoie souvent aux actions de croissance. Qu’entend-on exactement par-là ? S’il s’agit réellement d’actions pour lesquelles on prédit une jolie croissance, elles devraient pourtant mériter une place dans tout portefeuille. Pourquoi n’y prête-t-on dès lors pas plus d’attention ?
 

Une récente enquête de la Nederlandsche Bank, pendant néerlandais de notre Commission bancaire, financière et des assurances, a confirmé non seulement l’adage selon lequel celui qui avait beaucoup en voulait toujours plus mais aussi que le contrôle des fraudes était de plus en plus strict et que les banques, contrairement à ce qui était parfois le cas avant, ne pouvaient plus y échapper.

Plan astucieux
Plusieurs collaborateurs de la banque néerlandaise Schretlen & Co, qui gère le patrimoine de richissimes clients néerlandais possédant des portefeuilles de plusieurs millions d’euros, avaient imaginé un plan astucieux. Pour rendre les clients qui disposaient à la fois d’un compte privé et d’un compte professionnel encore plus riches, ils avaient imaginé un montage en vertu duquel des actions été achetées à titre privé mais enregistrées avec effet rétroactif comme transactions professionnelles en cas de baisse des cours. La perte liée aux transactions était ainsi déduite des revenus professionnels, ce qui permettait de réduire l’impôt des sociétés. En cas de hausse des cours par contre, les transactions restaient bel et bien privées, si bien que la hausse du cours pouvait être encaissée sans pratiquement être imposée. Comme ils ont de cette manière violé les règles bancaires, les collaborateurs vont être sanctionnés au même titre que les clients.

Lourdes conséquences
Si une telle chose devait se produire en Belgique, elle serait considérée comme un mécanisme de fraude particulier développé avec la collaboration de la banque. Cela impliquerait alors la levée du secret bancaire et le fisc aurait les mains libres pour tout étudier en détail et imposer ainsi les clients. Voici quelques années encore, il n’était pas rare, dans notre pays, que les banques aient recours à des techniques spéciales comme la clôture de comptes bancaires avec effet rétroactif en cas de décès, l’utilisation de comptes d’agence anonymes ou la conclusion de prêts back-to-back. Mais le climat dans le paysage financier a entre-temps radicalement changé. Plusieurs banques ont en effet découvert à leurs dépens les problèmes que cela pouvait causer et les règles anti-blanchiment sont aussi devenues bien plus strictes. Il est donc désormais fort improbable que de telles pratiques puissent encore avoir cours à grande échelle, même si des cas isolés ne sont bien entendu jamais exclus. Les contrôles sont quoi qu’il en soit de plus en plus stricts.

 

 

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