Je lis régulièrement dans des articles financiers que les dépenses de
consommation des Américains se sont fortement réduites en raison d’une
diminution de l’effet de richesse. Qu’entend-on exactement par-là
?
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L’effet de richesse est un terme général pour exprimer le sentiment
qu’a le consommateur de se sentir plus riche du fait de ce qu’il possède. S’il
détient des actions dont la valeur ne cesse d’augmenter, il aura alors
l’impression d’avoir une certaine richesse même si cette richesse n’existera que
sur papier tant qu’il n’aura pas vendu ces actions à ce prix élevé. Il en va de
même en cas de hausse de la valeur des maisons dont les gens sont propriétaires.
La forte hausse des prix de l’immobilier aux Etats-Unis ces dernières années a
ainsi suscité également en son temps un certain effet de richesse dans le chef
des consommateurs américains. Un effet encore renforcé par la faiblesse des taux
puisque les propriétaires de maisons ont alors non seulement pu renégocier leur
emprunt à de meilleures conditions mais aussi, dans bien des cas, contracter un
emprunt supplémentaire pour un montant correspondant à la plus-value de leur
habitation. Cette technique dite de “l’extraction hypothécaire” est relativement
courante aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne et apporte immédiatement des
liquidités supplémentaires aux propriétaires de maisons, ce qui fait
naturellement augmenter leur richesse. Et inévitablement, l’effet de richesse
stimule la consommation. Comme les prix de l’immobilier américain ont toutefois
fortement diminué depuis lors, avec en corollaire la crise des subprimes et tout
son cortège de dommages collatéraux, cet effet de richesse a aujourd’hui
totalement disparu.
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