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Actions : Perte ou vol
Pour les titres matériels (jusqu'au 31/12/2007), il est indispensable de noter les numéros et
caractéristiques des titres qu'on possède. En cas de vol ou de perte, on pourra
ainsi faire le nécessaire pour frapper les titres d'opposition
. Une fois l'opposition enregistrée, lorsque des titres seront présentés pour
remboursement ou des coupons pour paiement, les institutions bancaires pourront vérifier si
ces titres ne sont pas frappés d'opposition.
Si c'est le cas, le "nouveau" détenteur ne recevra rien . Le détenteur
initial, qui est à l'origine de l'opposition, restera le seul bénéficiaire des
intérêts et du capital.
Que faire ?
Faire immédiatement opposition auprès de
L'Office National des Valeurs Mobilières (ONVM), Rue de la Loi 71 1040
Bruxelles
pour éviter que les titres ne soient échangés ou des coupons remboursés. Pour
les titres émis par l'Etat comme pour les bons d'Etat, l'opposition porte sur le
manteau mais pas sur les coupons. On peut faire opposition par lettre
recommandée adressée à l'ONVM ou sur place en remplissant une déclaration sur un
formulaire prévu à cet effet. Les données suivantes sont nécessaires : •
coordonnées; • numéros des titres, émetteur, durée, taux et valeur
nominale; • date et endroit de la perception du dernier coupon; nombre de
coupons attachés • circonstances de la perte ou du vol. Les frais
d'opposition doivent parvenir dans le mois sur le compte chèque postal de
l'ONVM. Dans le cas contraire, l'office annulera l'opposition.
Pour les bons de caisse, on peut passer par l'intermédiaire de l'institution
émettrice pour les démarches.
Que se passe-t-il alors ?
L'ONVM informe l'émetteur des titres dans les 24
heures. Dans un délai de 2 jours après l'opposition, les numéros des titres sont
communiqués aux banques. Celles-ci sont priées de conserver les titres en
question en cas de remise au guichet. Si elles ne respectent pas cette
obligation, elles sont tenues de dédommager.
Pour les titres uniquement négociables en Belgique, la chance est donc minime
pour le voleur de pouvoir encore les vendre, après cette démarche.
Pour des titres pouvant aussi être
négociés à l'étranger, la situation est plus délicate. Pour les euro-obligations, il faut normalement faire opposition dans
tous les pays d'Europe, ce qui n'est guère simple. L'ONVM permet toutefois
d'obtenir un formulaire pour faire opposition au Luxembourg, ce qui peut être
d'un précieux secours. Quant aux actions étrangères, rarement disponibles sous
forme matérielle, le risque de perte ou de vol est réduit. Si elles sont sous la
forme de certificats
émis en Belgique, l'opposition se fait
comme pour les titres belges auprès de l'ONVM.
Prenez toutes vos précautions
Lorsque vous achetez une action, une obligation, un
bon de caisse ou tout autre titre sous forme matérielle, effectuez-en tout
d'abord une copie que vous conservez en lieu sûr. Ainsi, en cas de vol, vous
serez immédiatement en mesure de retrouver toutes les données utiles. Conservez
aussi toujours le bordereau d'achat dans un autre endroit que le titre. Ce
bordereau constituera la preuve que vous êtes bien le propriétaire du
titre.
Les sources d'information des banques
Les banques reçoivent régulièrement le Bulletin des
Oppositions.
Une autre banque de données est également à leur disposition : l'ODIS -
Oppositions Distribution and Information Service. Elle reprend les numéros de
titres frappés d'opposition et les numéros de titres émis. Son service est
destiné à augmenter la sécurité dans le domaine de la circulation des titres au
porteur. Le fichier contient toutes les informations relatives aux titres
frappés d'opposition en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Allemagne, en
France et en Suisse. Il inclut le contrôle des oppositions pour les valeurs
mobilières importantes en circulation. L'accès au fichier complet des
oppositions belges de l'Office National des Valeurs Mobilières (ONVM) est
également prévu par l'intermédiaire de cette banque de données (toutes les
oppositions à contrôler, y compris celles sur les bons de
caisse).

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