Une action défensive est une action dont l’évolution est peu sensible aux variations économiques. Lors de creux conjoncturels, son cours tend à mieux résister que celui d’une action cyclique. Une action est souvent défensive parce qu’elle appartient à un secteur défensif :
· agroalimentaire (Danone,
Nestlé, Unilever…): en haute ou en basse conjoncture économique, se nourrir
reste une nécessité pour tout un chacun.
· services aux collectivités comme l'énergie, la gestion des
déchets (Suez, Vivendi Environnement, Electrabel…) : des dépenses dont les
clients ne peuvent que difficilement se passer.
· pharmaceutique (UCB, Novartis…) : la population peut difficilement se priver de médicaments, quelle que soit la conjoncture ; de plus, des brevets garantissent des royalties aux sociétés, à chaque gélule vendue.
Une action
appartenant à un secteur réputé défensif n'est pas pour autant totalement
exempte de risque. Certains éléments peuvent toujours venir troubler la
marche des choses : par exemple, dans le secteur pharmaceutique, une crise
de confiance par rapport aux autorités de contrôle et à l'inocuté de nouveaux
médicaments ...
Les actions volatiles s'opposent aux défensives mais il n'existe pas de limite précise entre les deux notions. Les secteurs ou actions cycliques s’opposent aussi aux défensives.