La prime de risque est le supplément de rendement
que l’investisseur exige d’un placement en actions pour compenser le risque
accru de ces actions par rapport aux obligations (d’Etat). En général, nous
estimons qu’un supplément de rendement de 3,5 % est nécessaire pour
rendre les actions plus intéressantes que les obligations.
Les marchés boursiers dits “matures”, comme les
Etats-Unis ou l’Europe, sont de temps à autre le théâtre, à court terme, de
variations de la prime de risque, par exemple en cas de hausse de l’inflation,
de tensions politiques ou de menaces d’attentats terroristes, mais à plus long
terme, ces mouvements ne sont guère très importants.
Sur les marchés émergents, alors qu’auparavant la prime de risque
était nettement plus élevée qu’en Europe et aux Etats-Unis, à mesure que ces
marchés gagnent en maturité cette différence se réduit. A la base de ce
phénomène, une amélioration générale de la gouvernance des entreprises, des
marchés financiers mieux structurés et, dans l’ensemble, une plus grande prise
de risques par les investisseurs.