L'indice Tankan
rend compte du degré d’activité des 220 000 sociétés
japonaises qui ont un chiffre d’affaires
d’au moins 20 millions de yens (± 135 000 EUR). Le mot « Tankan »
vient de « Tanki Keiza Kansoku Chousa » qui signifie « Enquête économique à court
terme auprès des entreprises japonaises ». Cette enquête est coordonnée par
la banque centrale japonaise qui, chaque trimestre, envoie un questionnaire à un
échantillon représentatif de 10 562 sociétés, à charge pour leurs dirigeants de
donner leur avis sur l’évolution de l’économie, la demande intérieure et
extérieure, le niveau de leurs stocks, leur capacité de production, le cash
qu’ils ont en caisse, l’emploi, les prix des produits et les taux d’intérêt
qu’ils paient. Une ou deux fois par an, un volet spécifique est joint à
l’enquête qui sonde les attentes des dirigeants d’entreprise japonais.
Comme l’indice Tankan est fondé sur des enquêtes trimestrielles, il
est moins près de la réalité que ses équivalents dans les autres pays
industrialisés, fondés, eux, sur des enquêtes mensuelles. En échange, l’indice
japonais fait bien la distinction entre entreprises grandes, moyennes et petites
sur la base de leur capital et de leurs effectifs. C’est une bonne chose vu que
le tissu industriel japonais est constitué à la fois de grandes multinationales
actives essentiellement sur les marchés extérieurs et de PME qui ne vivent
quasiment que du marché intérieur.