Les rapports annuels et semestriels des entreprises, ainsi que les
analyses des résultats trimestriels, parlent souvent de “base comparable”. Il
n’existe toutefois pas de définition uniforme pour ce terme dans la mesure où
chaque entreprise est libre d’interpréter cette notion comme bon lui semble. Le
plus souvent, elle signifie que les chiffres sont comparés sans tenir compte des
acquisitions ou cessions. Les chiffres sur base comparable ne tiennent pas
davantage compte des hausses ou baisses des participations dans les filiales.
Parfois, certains utilisent aussi cette notion pour indiquer que les chiffres
sont comparés sur la base de taux de change identiques. Dans le secteur de la
distribution enfin, le terme est utilisé pour indiquer que les chiffres ainsi
comparés ne tiennent pas compte des effets saisonniers, effets du calendrier,
ouvertures de nouveaux magasins ou encore, fermetures de magasins existants.
L’objectif consiste quoi qu’il en soit toujours à épurer le chiffre
d’affaires et les résultats d’éléments ponctuels et perturbateurs -
critères certes laissés à la libre appréciation des entreprises - pour permettre
une comparaison des activités normales dans le temps et avoir ainsi une
idée plus précise de leur évolution, ce qui facilite aussi les choses pour les
actionnaires et analystes.