En fait, il existe deux manières de donner un conseil sur des
actions.
La première consiste à dire si une action est bon marché,
correctement évaluée ou chère. Cette évaluation découle de la comparaison entre
la valeur de l’action – calculée par exemple sur la base des flux de
dividendes anticipés et actualisés à long terme – et le prix que vous devez
payer pour l’action, autrement dit le cours de Bourse du moment.
La seconde
consiste à fixer un objectif de cours, à savoir le cours que
l’action devrait atteindre, selon l’analyste, dans un délai déterminé
(généralement quelques mois à un an maximum).
Il est également possible de combiner les deux types de conseils.
On peut ainsi dire d’une action dont le cours est de 10 euros qu’elle est
bon marché et que son objectif de cours est de 13 euros. Si le cours peut
passer, en un an, de 10 à 13 euros, cela représente un gain potentiel de
30 %, ce qui témoigne également du fait que l’action est bon marché.
Il n’est du reste pas rare que le cours prenne à très court terme
la direction de l’objectif de cours fixé par les analystes. Ceci est souvent le
cas lorsque le cours diffère fortement de l’objectif de cours, lorsque
l’analyste travaille à très court terme et, enfin, lorsque l’analyste a une
bonne réputation.
Nous devons toutefois souligner que la fixation d’un objectif de
cours est un exercice qui risque de s'avérer décevant dans la mesure où, à court
terme, de très nombreux éléments (évolution des taux d’intérêt, cours de la
devise, climat boursier général, résultats trimestriels décevants, etc.) peuvent
avoir un impact très important et contrecarrer l’évolution du cours prévue par
l’analyste.
Un conseil fondé sur la valorisation fondamentale de l’action – bon
marché, correctement évaluée ou chère – dans une perspective de moyen/long
terme, est selon nous plus réaliste, raison pour laquelle nous formulons nos
conseils dans Budget Hebdo sur cette base.