L'anglo-néerlandais Unilever (2 750 BEF; 152,70 NLG) est n° 1 mondial du marché de la margarine et des glaces et n° 2 des détergents. Il est actif aussi dans les produits de beauté. Au 1er trimestre, le groupe a augmenté son bénéfice par action de 60 %, malgré la crise en Asie (14 % du chiffre d'affaires). En effet, il a pu compenser la dévaluation des monnaies locales et le recul de la demande dans cette région en augmentant ses prix. Il a également profité de la dévaluation des monnaies pour augmenter ses investissements dans cette zone. A l'avenir, Unilever entend continuer à réduire ses coûts et à se renforcer dans ses produits clés comme p.ex. la margarine. Il a récemment racheté un producteur russe et compte lancer l'an prochain une nouvelle margarine réduisant les risques cardiaques. Le produit de la récente cession de ses activités spécialités chimiques lui permet de financer de nouveaux investissements, tant en Europe que dans les pays émergents. En dépit de l'affaiblissement attendu de la demande en Asie pour le reste de l'année, nous tablons sur une belle progression du bénéfice en 98 (6,40 NLG par action). En outre, si comme il est probable la législation néerlandaise était assouplie, le groupe pourrait racheter ses propres actions, ce qui stimulerait le cours. Action correctement évaluée. Acheter.
La position forte d'Unilever fait grimper le cours (en NLG). Le potentiel n'est pas épuisé. Acheter.