L'exploitant de salles de cinéma Kinepolis (23,7 EUR) a décidé de mettre en vente sa participation de 25 % dans CinemaxX, acquise en février 99. Cette société allemande a créé la surprise la semaine passée en annonçant qu'elle allait probablement enregistrer une perte de plus de 10 millions de marks (5,1 million EUR) au 1er semestre (du 1/7/2000 au 31/12/2000). En cause, une fréquentation décevante depuis septembre, et surtout en novembre, mois généralement faste à cet égard. De nouvelles mesures de restructuration sont dès lors nécessaires (ce qui devrait entraîner des coûts non récurrents supplémentaires), de même que de nouvelles réductions de coûts. La patience de Kinepolis, qui peine lui-même face à ses importants investissements (il construit actuellement des nouveaux complexes dans 5 pays), est à bout. Le groupe ne veut plus attendre un éventuel redressement de sa filiale. Selon Kinepolis, la sortie de CinemaxX de ses comptes en 2001 aura un effet positif d'au moins 1 million EUR. Par ailleurs, le groupe est toujours à la recherche de moyens pour financer son expansion. Il a p.ex. recours à des opérations de "sale and lease back" (vente d'immobilier à des investisseurs pour le reprendre en location à long terme ensuite). Malgré l'évolution positive de la fréquentation des salles (+ 6 % à fin novembre dans les complexes belges existants), nous abaissons à nouveau nos prévisions bénéficiaires pour cette année, de 0,30 à 0,16 EUR par action. A cela viendra s'ajouter la plus-value de ± 100 millions BEF (soit 0,36 EUR par action) sur la vente récente de la participation de 12,2 % dans l'exploitant de cinémas luxembourgeois Utopia. Le dividende 2000 (qui aurait dû être payé en 2001) est supprimé. Pour 2001, nous tablons à présent sur un bénéfice de 0,74 EUR par action, contre 0,60 EUR auparavant. Bien que l'action soit correctement évaluée, nous n'achèterions pas. Kinepolis doit d'abord démontrer par les chiffres que sa situation s'améliore enfin.