Le constructeur automobile français Peugeot (PSA; 313,9 EUR), marques Peugeot et Citroën, a comme prévu augmenté son chiffre d'affaires de 13,1 % au 1er trimestre. Cette progression est due surtout au succès des modèles Xsara Picasso et 206, ainsi qu'à l'offre de moteurs diesels. Nous maintenons nos estimations bénéficiaires pour 2001 à 35 EUR par action (+ 16,3 %) et pour 2002 à 38,5 EUR. PSA reste un des rares constructeurs indépendants en Europe (il n'a pas participé à la vague de concentration) et peut se targuer d'une rentabilité supérieure à la moyenne des généralistes (actifs dans tous les segments, de la petite voiture au modèle de luxe). Cette rentabilité va encore progresser, grâce au poids accru de produits à haute marge dans les ventes et grâce aux réductions de coûts initiées en 1997. Celles-ci portent principalement sur la diminution du nombre de plates-formes, qui permet des économies dans les investissements et accroît la vitesse de développement d'un nouveau véhicule (important, car cela permet de répondre plus vite aux changements de goûts des automobilistes). Certes, PSA reste relativement petit, mais sa stratégie lui permet de faire mieux que se défendre. Du moins à moyen terme, car à long terme nous pensons que le groupe devra s'adosser à un grand du secteur. Le retour de PSA sur le devant de la scène st confirmé par ses ventes en France sur les 4 premiers mois 2001 : + 9,6 %, contre + 4,4 % pour le marché. Nous réintroduisons Peugeot dans notre sélection. Mais l'action a grimpé de 32 % depuis début 2001, aussi, même si elle reste correctement évaluée, nous n'achèterions pas. Conserver.