Après la fusion de l’allemand Allianz avec Dresdner Bank, une alliance entre l’assureur français Axa (33,50 EUR) et une banque allemande s’impose de plus en plus. En effet, si le groupe français entend recevoir sa part du gâteau de la réforme du système de pensions en Allemagne, il se doit de renforcer sa position dans la gestion de patrimoine. Le partenaire idéal serait sans conteste la Deutsche Bank (activités complémentaires) avec laquelle Axa a déjà mené des négociations avant de les interrompre fin mai. Selon nous, les deux parties ne peuvent pas laisser passer une telle occasion au risque de se retrouver isolées. Elles devront toutefois faire des concessions et les discussions risquent d’être compliquées par la mise en examen récente pour blanchiment d’argent de quelques hommes forts d’Axa. Nous suivrons cette affaire de près même si elle ne devrait pas compromettre les objectifs stratégiques du groupe : renforcement sur le marché américain des assurances, développement de la gestion de patrimoine et intégration des acquisitions effectuées en l’an 2000. Les événements exigent une réaction rapide d’Axa s’il veut rester dans la course. Nous lui faisons confiance et maintenons nos prévisions bénéficiaires par action inchangées à 1,77 et 2,1 EUR pour 2001 et 2002 (hors résultats exceptionnels). Action correctement évaluée. Acheter.