Les résultats semestriels de l'américain Texas Instruments (TI; 34,85 USD) ont comme prévu baissé de 90 %, à 0,03 USD par action, sur la base d'un chiffre d'affaires en recul de 20 %. En cause, la forte exposition du groupe au marché des télécoms, qui a pâti du ralentissement économique et de la surabondance des stocks. Les ventes de puces destinées à la mobilophonie ont chuté de 50 % au 2e trimestre. De plus, l'importance des charges fixes propres à l'activité des fabricants de semi-conducteurs a fait plonger le bénéfice. Malgré la faiblesse de ces résultats, deux faits nous ont rassurés. D'abord, l'importante réduction (- 30 %) des charges administratives et salariales au 2e trimestre par rapport à la même période l'an passé. Ensuite, le ralentissement significatif du recul des commandes au 2e trimestre, ce qui laisse présager une reprise dès la fin de l'année. D'ailleurs, cette période devrait coïncider avec le début de la commercialisation des téléphones portables de nouvelle génération (GPRS), qui sont composés de nombreux semi-conducteurs fabriqués par TI. Les résultats de TI devraient continuer à se dégrader au 3e trimestre. Mais la réactivité du groupe face à la crise nous a rassurés. Le groupe est le leader mondial des semi-conducteurs destinés aux télécoms, et devrait être le premier à profiter du rebond de ce secteur, qui devrait sortir progressivement de la récession actuelle. Nous tablons sur un bénéfice par action de 0,25 USD pour 2001 et de 0,35 USD en 2002. L'action est trop chère pour un achat. Conserver.