Bien que le résultat de l'exploitation de salles de cinéma, soit resté globalement à niveau l'an dernier, le bénéfice de Kinepolis (69 EUR; 2 783 BEF) n'en a pas moins reculé de 38%. Par action, le bénéfice a même chuté de 44% (nombre d'actions plus élevé en raison de l'augmentation de capital), pour atteindre 0,62 EUR, ce qui cadre avec nos prévisions (0,60 EUR). Le groupe attribue cette piètre performance à l'accélération de la croissance, qui a entraîné des coûts supplémentaires. Par ailleurs, la participation de 30% dans CinemaxX a entraîné des amortissements de goodwill supplémentaires. En 2000, 6 multiplex supplémentaires verront le jour, entre autres en Suisse, Italie et Pologne (nouveaux marchés). Au total, en termes de spectateurs, la capacité d'accueil devrait augmenter de 40%, contre 15% en moyenne durant les deux dernières années. Par ailleurs, le groupe conclut régulièrement de nouveaux accords de partenariat (récemment avec le groupe brassicole Interbrew) et envisage de lancer un système de vente de tickets par internet. Dans le secteur des salles de cinéma, Kinepolis dispose à coup sûr d'un grand savoir-faire. Toutefois, vu la débâcle de CinemaxX, nous avons des doutes sur la capacité du management de mener à bien la croissance de cette entreprise jadis familiale. Malgré la hausse de la fréquentation au premier trimestre, nous ramenons nos prévisions bénéficiaires pour 2000 de 0,80 EUR par action au lieu de 1,05 EUR et, pour 2001, nous tablons sur 0,92 EUR. Action chère. Vendre.