Deutsche Bank (DB; 79,95 EUR, 3 225 BEF), la 1re banque allemande, a augmenté son bénéfice par action de 29 % au 1er trimestre, à 1,54 EUR, principalement grâce à ses activités de gestion d'actifs et de services financiers. Mais ces bons résultats ne doivent pas, selon la direction elle-même, être extrapolés sur l'ensemble de l'année. L'échec de la fusion avec la Dresdner Bank, dû à un désaccord au niveau des activités de banque d'investissement, est de nature à compromettre la crédibilité de la DB sur ce segment supposé générer l'essentiel de sa croissance future. Quant à l'activité de banque de détail, dont DB voulait progressivement se débarrasser parallèlement à ses projets avec la Dresdner, la direction affirme maintenant vouloir la développer tout en poursuivant sa restructuration (réduction du personnel). Néanmoins cette activité, de taille trop réduite, devrait continuer à connaître des problèmes de rentabilité à moyen terme. Le projet de fusion avec la Dresdner Bank n'avait certes pas recueilli notre enthousiasme. Mais le dilettantisme de la direction de la DB dans cette affaire nous refroidit encore plus. Il faudra qu'elle clarifie sa stratégie pour ramener la confiance. Conserver, mais ne pas acheter cette action correctement évaluée.