Le producteur anglo-néerlandais de denrées alimentaires et de produits d'entretien Unilever (52,45 EUR; 2 116 BEF) a vu son offre d'acquisition de Bestfoods, un des principaux groupes alimentaires américains, couronnée de succès. Pour cet achat, Unilever devra débourser 24,3 milliards USD, ce qui peut paraître élevé, mais à y regarder de plus près, ce montant est raisonnable. Par cette opération, Unilever devient en effet le n°1 mondial de l'alimentaire devant Nestlé avec, sur la base des chiffres de 99, un chiffre d'affaires de 54 milliards USD, contre 39,5 milliards USD avant l'acquisition. Par ailleurs, la complémentarité des deux groupes en termes de produits et de présence géographique est intéressante. Bestfoods est ainsi très bien implanté aux Etats-Unis et en Amérique latine alors qu'Unilever est actif en Europe et en Asie. Entre-temps, Unilever "ancienne mouture" a vu les ventes des 400 marques sur lesquelles il entend se concentrer progresser de 3 % au 1er trimestre 2000 alors que le bénéfice (hors résultats exceptionnels) a progressé de 4 %. Unilever est en pleine restructuration (vente d'activités, frais de réduction de personnel,…), ce qui explique les résultats plutôt maigres. Pour 2000, nous prévoyons un bénéfice par action de 3,14 EUR (+ 9 %). L'impact positif de l'acquisition de Bestfoods, qui sera clôturée au 4è trimestre de cette année, sera surtout perceptible dans les bénéfices à partir de 2001. Nous revoyons donc nos prévisions à la hausse pour cette année-là à 3,45 EUR (+ 10 %). Action correctement évaluée. Acheter.