Le géant alimentaire Unilever (53,80 EUR; 2 170 BEF) a annoncé récemment la séparation interne de ses activités en 2 pôles distincts. D'un côté l'alimentaire, de l'autre les produits d'entretien et les soins personnels. Selon la direction, cette scission simplifiera la structure du groupe et accélérera le processus décisionnel de même que le développement de nouveaux produits. Cette démarche est conforme au plan de restructuration dévoilé en février dernier et visant à accroître les ventes et les marges bénéficiaires par le biais, e.a., d'une réduction radicale de la gamme de produits (400 au lieu de 1600) et de la suppression de 10 % des effectifs. L'objectif est d'atteindre un taux de croissance annuelle du chiffre d'affaires de 6 % (contre 3 % prévus en 2000) et des marges bénéficiaires (avant résultats financiers) de 16 % (contre 11 % en 99) d'ici 2004. Les premiers signes encourageants sont déjà visibles dans les résultats du 2e trimestre. Le chiffre d'affaires réalisé par les 400 marques phares a ainsi progressé de 6 % par rapport à la même période en 99 contre une augmentation de 3 % pour l'ensemble du groupe. Quant à la marge, elle a progressé de 0,7 % à 11,3 % depuis le début du recentrage sur les produits plus rentables. La restructuration porte ses fruits. Pour l'ensemble de l'année, nous misons sur une croissance de 9 % du bénéfice par action (hors éléments exceptionnels) à 3,14 EUR et de 10 % en 2001 (3,45 EUR). Action correctement évaluée. Acheter.