Le fabricant de pneus français MICHELIN (46,35 EUR; 1 870 BEF) a fait mieux que prévu au 1er semestre. Son bénéfice a progressé de 17 %, grâce e.a. à la baisse du prix du caoutchouc (matière première pour les pneus) et à l'augmentation des ventes en Amérique du Nord. Nous relevons nos estimations bénéficiaires pour tout 99 à 4,5 EUR (4,3 EUR précédemment) et pour 2000 à 4,9 EUR (contre 4,7 EUR). La nouvelle direction du groupe a aussi annoncé une restructuration des activités en Europe, destinée à accroître la productivité de 20 % en 3 ans. Le personnel et le nombre d'unités de production seront réduits et le délai de développement de nouveaux modèles raccourci. MICHELIN entend aussi s'orienter plus vers les pneus d'hiver et autres pneus spécialisés.
La nouvelle direction semble se diriger vers une politique dynamique, en anticipant les changements de son environnement (concurrence accrue, hausse attendue du prix du caoutchouc,...). L'action est correctement évaluée. Acheter.
Les bons résultats et l'annonce d'une restructuration ont donné un coup de pouce au cours. Conserver.