Le groupe anglo-néerlandais Unilever (44,55 EUR; 1 797 BEF), actif dans l'alimentation et les produits d'entretien, a augmenté son chiffre d'affaires de 2 % et son bénéfice (hors éléments exceptionnels) de 3 % en 99. Par action, la hausse du bénéfice est de 9 %, grâce à la réduction du nombre d'actions (juin 99). Ces résultats sont inférieurs à ceux de ses concurrents, aussi, pour stimuler ses ventes et améliorer ses marges, le groupe a décidé une vaste restructuration qui s'étalera sur les 5 années à venir et qui coûtera ± 5 milliards d'EUR. De ses 1600 marques il n'en conservera que 400 (qui représentent 90 % de son chiffre d'affaires) afin de réduire ses coûts de production et de concentrer ses forces de promotion. Il va aussi fermer 100 sites de production sur les 250 existant et réduire ses effectifs de ± 10 %. De plus, il va investir 200 millions d'EUR dans le commerce électronique. Pour 2000 et 2001, une croissance bénéficiaire de 9 à 10 % (hors charges de restructuration) nous semble réaliste. Nous tablons sur respectivement 3,14 et 3,45 EUR par action. Unilever est actuellement moins performant que ses concurrents tels que Danone, Nestlé,…, mais son plan de restructuration, son dynamisme face aux nouvelles technologies, sa forte présence dans les pays émergents (beau potentiel de croissance) sont de bon augure. L'action est bon marché. Acheter.