Le chiffre d'affaires du 1er trimestre 99 du français LAFARGE (95,05 EUR; 3 834 BEF), deuxième cimentier mondial, est décevant. Mais sa stagnation par rapport à la même période en 98 doit être relativisée. En effet, le 1er trimestre 98 avait été particulièrement bon. Pour l'ensemble de l'année, nous avons légèrement abaissé nos prévisions bénéficiaires : 5,1 EUR par action au lieu de 5,25 EUR. En France la construction se porte bien (taux bas, retour de la confiance chez les investisseurs), mais les suites de la crise au Brésil et de la guerre du Kosovo (ralentissement économique en Roumanie) pèseront sur la croissance bénéficiaire. A long terme, LAFARGE entend poursuivre son internationalisation : des projets sont à l'étude en Egypte, en Inde et en Thaïlande. En attendant, les activités du groupe sont situées surtout dans les pays occidentaux, où les marchés sont quasi saturés. Pour améliorer sa rentabilité, LAFARGE étoffe sa gamme de produits destinés au marché de la rénovation (moins cyclique que la construction) et cherche à atteindre une taille lui permettant d'être plus compétitif au niveau mondial. LAFARGE reste très actif dans sa recherche de nouvelles possibilités de croissance. Nous nous attendons à de nouveaux investissements dans les mois qui viennent, notamment en Asie. L'action est correctement évaluée. Acheter.
L'amélioration attendue de l'économie mondiale stimule le cours de cette action cyclique. Acheter.