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Adecco (05 nov 2001)
ADECCO - résultats 3e
trimestre.
Le chiffre d'affaires du suisse Adecco (73 CHF), n°1
mondial de l'intérim, a reculé de 4 % (2 % hors effets de change) au
3e trimestre, ce qui ramène sa croissance sur 9 mois à 8 %. Déjà pénalisé
par le ralentissement de ses activités aux USA (30 % du chiffre
d'affaires), le groupe subit maintenant le recul du marché français (34 %).
Les régions hors Europe et Amérique du Nord continuent à bien se porter, quoique
fortement avantagées par la dépréciation de leurs monnaies face au franc suisse.
Adecco n'échappe donc pas au recul du marché, néanmoins ses performances sont
loin d'être mauvaises : aux USA ses concurrents ont plus souffert que lui
et en France et au Royaume-Uni il a grappillé des parts de marché. Par ailleurs,
les marges bénéficiaires du groupe sont restées stables depuis le début de
l'année, confirmant la bonne marche de son programme de réduction des coûts et
sa capacité à dégager des synergies de ses acquisitions. Mais les charges
d'amortissement de goodwill ont encore augmenté, aussi la perte sur 9 mois s'est
accrue à 1,71 CHF par action. Pour l'ensemble de 2001, nous tablons sur une
perte de 2,3 CHF par action. Pour 2002, étant donné que selon les normes
américaines utilisées pour la présentation des comptes d'Adecco les
amortissements de goodwill ne se feront plus comme avant sous forme linéaire,
mais suivant une évaluation ponctuelle (difficilement prévisible) de la valeur
réelle des participations auxquelles le goodwill est rattaché, notre estimation
s'entend hors amortissements de goodwill : nous tablons sur un bénéfice de
3,8 CHF par action, contre 4,95 CHF en 2001. Les mois à venir
devraient encore être difficiles, en tout cas en Europe (les USA pourraient
selon le groupe avoir touché le fond). De plus, l'action est chère. Ne pas
acheter.
ADECCO (en CHF)

Dans un contexte difficile, Adecco tend à mieux résister que ses concurrents,
mais l'action est chère. Ne pas acheter.


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