En tant qu'actionnaire de sociétés américaines, sans doute vous êtes vous
fait la réflexion qu'il ne vous restait pas grand-chose de vos dividendes
trimestriels. Monsieur C., un Belge travaillant à Luxembourg, l'a récemment
découvert à ses dépens. Celui-ci possède 290 actions Texas Instruments déposées sur un
compte titres auprès d'une banque luxembourgeoise. Fin août, le dernier
dividende trimestriel lui a donné droit à un montant de 6,16 dollars brut
par action, soit quelque 270 francs. Après déduction du précompte
américain, des frais d'encaissement (2,23 dollars) et des frais de change
(50 francs), il ne restait plus que 82 francs par action. Or, ce
montant devait encore être repris sur sa déclaration fiscale, afin d'être soumis
aux 25 % d'impôt belge ! Bref, les dividendes trimestriels sont frappés de
frais extrêmement élevés.
Et ces frais, ou du moins les frais fixes, seraient proportionnellement moins
élevés si les dividendes étaient moins souvent distribués. Il y a peu, le géant
de la photographie Eastman Kodak a décidé de ne plus accorder de dividendes
trimestriels, mais uniquement des dividendes semestriels. La raison invoquée par
le groupe est qu'il pourra ainsi mieux gérer ses liquidités en fonction du
caractère saisonnier de ses activités. Pour l'épargnant européen, cette décision
a pour avantage que les frais liés aux dividendes seront ainsi quelque peu
allégés. Il reste à espérer que les autres sociétés américaines suivront
l'exemple d'Eastman Kodak.