Les bénéfices 2001 de l'assureur français Axa (25,7 EUR)
seront touchés par la faillite du courtier énergétique américain Enron
(provision de 0,07 EUR par action). Ce nouvel événement arrive alors que le
groupe est déjà affecté par les attentats aux USA, l'explosion de l'usine AZF à
Toulouse et la dégradation des marchés financiers. Le chiffre d'affaires ne
progresse que de 2,5 % (à périmètre constant) sur les 9 premiers mois 2001,
d'importantes provisions ont déjà été constituées et les plus-values sur le
portefeuille devraient être réduites au moins de moitié par rapport à 2000. Dans
le cadre de son vaste plan de réduction des coûts (de 0,4 à 0,6 EUR par
action en 2002), Axa va réorganiser en France la structure de ses filiales en
une seule entité articulée autour de ses 3 réseaux de distribution (salariés,
agents généraux et courtiers), ce qui permettra des synergies, e.a. en matière
informatique et publicitaire. Cette solution, acceptée par les syndicats des 3
réseaux et qui devrait se concrétiser en 2002, n'est qu'un demi-succès pour Axa,
qui après plusieurs tentatives avortées a dû abandonner son ambition d'une
fusion des 3 réseaux de distribution (les syndicats ayant rejeté toute idée d'un
statut social unique). Mais le groupe pourra enfin se consacrer à la poursuite
de son développement international, dont la contribution à ses revenus augmente
régulièrement (37 % au 1er semestre). Il prévoit des acquisitions pour se
renforcer dans la gestion d'actifs et des partenariats pour augmenter ses
débouchés pour ses produits d'investissement. La restructuration ne répond
pas pleinement aux ambitions d'Axa, mais la solution trouvée permettra au groupe
de se concentrer sur son atout, ses activités à l'international. L'action est
correctement évaluée, néanmoins le secteur reste malmené. Il est trop tôt pour
revenir à l'achat. Conserver.
En donnant un coup de fouet à ses stratégies, Axa (gras; base 100) espère
surperformer le secteur. Conserver.