Le producteur français d'équipements télécoms Alcatel
(17,68 EUR) a subi en 2001 une perte de 4,33 EUR par action. Mais la
plus grande partie de cette perte est due à des éléments exceptionnels (charges
de restructuration). Hors ces éléments, la perte n'est plus que de 2,29 EUR
par action (contre un bénéfice de 1,25 EUR en 2000). Le chiffre d'affaires
n'a par ailleurs baissé que de 6 % l'an passé, ce qui démontre une
meilleure résistance à la crise que ses principaux concurrents (chiffre
d'affaires Nortel – 37 %, Lucent – 21 %). Une performance
due à sa plus grande diversification géographique et à son leadership dans
certaines technologies moins affectées par la crise (ADSL,…). De plus, la
division par deux du montant de sa dette en 2001 (réduction des coûts
d'exploitation), place le groupe dans une position de force par rapport à ses
concurrents, pour lesquels une nouvelle aggravation de la conjoncture pourrait
être fatale. Une telle aggravation n'est pas exclue par la direction, qui
remarque que les opérateurs télécoms continuent à réduire leurs investissements
dans le monde entier. Nous tablons encore sur une perte de 0,51 EUR par
action en 2002, mais pour 2003 nous prévoyons un bénéfice de 0,26 EUR.
Alcatel semble ressortir plus fort de la crise. Cependant, la reprise du
marché devrait être lente et le retour à la rentabilité du groupe reste à
confirmer. L'action est chère. Conserver pour le long
terme.
La crise des télécoms a fait chuter Alcatel, mais c'est un des meilleurs
investissements du secteur. Conserver.