Le fabricant français de ciment et de matériaux de construction
Lafarge (102,80 EUR) a annoncé un chiffre d'affaires en hausse de
12,1 % en 2001 (+ 3 % à structure et cours de change inchangés).
Toutes les divisions ont contribué à cette progression, hormis la division
Toiture. Le bénéfice courant* est de 5,37 EUR par action, inférieur
à nos attentes. Du fait de l'augmentation du nombre de titres (augmentation de
capital pour l'acquisition de Blue Circle), il est moins élevé qu'en 2000. Les
divisions Ciment (44 % du chiffre d'affaires) et Granulats et
béton (35 %) ont bien augmenté leur bénéfice opérationnel*
(respectivement + 29 % et + 23 %). Par contre, les divisions
Toiture (12 %) et Plâtre (8 %) ont vu le leur baisser
(respectivement – 35 % et – 85 %), la première du fait de
gros problèmes en Allemagne (11 usines y ont été fermées) et la seconde en
raison, surtout aux USA, de prix très bas et de coûts de lancement de nouvelles
usines. En 2002, Lafarge n'envisage pas d'importante acquisition, mais donne
priorité à l'amélioration des performances de Blue Circle (accroissement des
marges au niveau de celles de Lafarge). Les synergies générées par cette
acquisition se mettront progressivement en place, mais ne sortiront pleinement
leurs effets qu'en 2004 (± 1,65 EUR par action). Le groupe entend
également améliorer sa situation financière. Les perspectives économiques
restent incertaines pour 2002, mais le patron de Lafarge estime qu'en Allemagne
le pire est passé et que le marché s'y redressera cette année. Après une
année 2001 de transition, l'acquisition de Blue Circle devrait porter ses fruits
à partir de cette année. Nous tablons pour 2002 sur un bénéfice par action de
6,65 EUR et pour 2003 sur 6,95 EUR. L'action est correctement évaluée.
Conserver.
Lafarge a bien résisté en 2001 et a de bonnes perspectives, mais
l'incertitude conjoncturelle subsiste. Conserver.