ARM Holdings (22 avr 2002)
ARM
HOLDINGS - la baisse des revenus des royalties incite à la prudence pour une
action du reste assez chère
· Semi-conducteurs
· Londres
· 256,75 pence
Par rapport au 1er trimestre 2001, le
concepteur britannique de microprocesseurs RISC, ARM Holdings, a enregistré au
cours du 1er trimestre (clôturé le 31 mars) une hausse du
chiffre d’affaires de 30 % à 42,1 millions GBP. Le bénéfice net a
quant à lui progressé de 38 % à 10,7 millions GBP. Pas moins de
13 nouveaux fabricants de semi-conducteurs se sont joints à la liste des clients
au cours de ce trimestre. Pourtant, et malgré ces résultats supérieurs aux
prévisions, les investisseurs ont réagi négativement et le cours a clôturé la
séance boursière du 15 avril en repli de 8 %. Ceci a trait à la baisse des
revenus issus des royalties que l’entreprise perçoit chaque fois qu’un produit
électronique abritant une puce « signée » ARM est vendu. Ces revenus
portent sur des puces vendues le trimestre précédent. Normalement, les effets
saisonniers en cette période (Noël) ont une influence positive sur les ventes de
semi-conducteurs. Mais curieusement, ARM n’a pas profité de cette
tendance : les revenus des royalties se sont élevés à
6,4 millions GBP, soit une baisse de 6 % par rapport au trimestre
précédent. Dans la mesure où ces royalties contribuent de manière importante au
bénéfice (environ 40 %), la forte valorisation de la société ne peut se
justifier que si l’entreprise génère un flux croissant de revenus par le biais
des royalties, ce qui n’est nullement le cas aujourd’hui. A sa décharge, notons
que la technologie d’ARM trouve essentiellement son application sur le marché
des téléphones mobiles, un marché actuellement confronté à un ralentissement de
la croissance. La société a alors ouvert son portefeuille de produits à d’autres
segments comme les réseaux, les cartes à puce et les imprimantes. Toutefois, à
ce jour, peu de progrès ont été enregistrés dans ces domaines où la concurrence
est omniprésente.
La baisse des revenus des royalties incite à la prudence.
L’action est de plus assez chère. N’ACHETEZ PAS.


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