Grâce à une meilleure maîtrise des coûts
et à la réduction de son endettement, l'équipementier français des télécoms
Alcatel (14,38 EUR) a réduit ses pertes courantes* à 0,37 EUR par action
(contre une perte de 0,55 EUR par action au 4e trimestre 2001), malgré un
chiffre d'affaires en recul de 33 % par rapport au trimestre précédent et
de 27 % par rapport à la même période l'an dernier. Ces résultats conformes
aux attentes sont un peu meilleurs que ceux de ses concurrents. Le groupe
prévoit pour 2002 un ralentissement plus important que prévu de son marché (les
investissements des opérateurs télécoms sont en chute) et n'attend pas de rebond
avant 2003. Malgré cela, et contrairement à la plupart de ses concurrents, le
groupe maintient ses objectifs du début de l'année (résultat d'exploitation
* légèrement
positif en 2002, à condition que la conjoncture ne se dégrade pas plus). Certes,
les ventes du groupe sont traditionnellement plus élevées au 2e semestre et il
gagne continuellement des parts de marché grâce à la qualité de son portefeuille
de produits. Mais, même si la restructuration lancée en 2001 porte déjà des
fruits, la faiblesse de la conjoncture dans le secteur nous rend dubitatifs.
Même si la capacité du groupe à gérer ses
restructurations ainsi que sa situation financière meilleure que celle de ses
concurrents devraient lui permettre de sortir renforcé de la crise,
l'assombrissement continu des perspectives du secteur nous incite à la prudence.
Nous tablons sur une perte courante
* de 0,65 EUR par action en 2002 et sur un bénéfice de
0,26 EUR par action en 2003. Compte tenu de ces maigres
perspectives, l'action est trop chère pour un achat. Conserver.
Alcatel a fort souffert de la crise de son secteur mais a selon nous assez
d'atouts pour en sortir gagnant. Conserver.