Arcelor, n°1 mondial de l'acier né de la fusion d'Usinor,
Aceralia et Arbed, a réalisé au 1er trimestre un résultat dans le haut de la
fourchette des attentes, même s'il reflète la situation économique
difficile : chiffre d'affaires -7 % (sur une base comparable) et perte
de 0,05 EUR par action. Les réductions de coûts n'ont compensé que
partiellement la chute des prix de vente dans les aciers plats (près de
50 % du chiffre d'affaires) et le recul de la demande. Une amélioration
progressive est attendue au moins jusqu'au 3e trimestre (reconstitution des
stocks et prix en hausse). Quant au relèvement des taxes sur l'importation
d'acier aux USA, son impact devrait être minime pour Arcelor (80 % de
l'activité en Europe). Le groupe entend se renforcer par une présence directe
aux USA, de manière à contourner les barrières tarifaires pour accéder au marché
automobile américain. Des pourparlers exploratoires ont été menés e.a. avec
l'américain Bethlehem Steel, en difficultés financières. Mais la priorité reste
l'intégration des 3 entités du nouveau groupe et la réduction de l'endettement.
Nous maintenons nos estimations bénéficiaires inchangées à 0,25 EUR par
action pour 2002 et 1,50 EUR pour 2003. Même si l'horizon s'éclaircit dans
le secteur de l'acier, une poursuite de la hausse de l'euro pourrait pénaliser
Arcelor (perte de compétitivité). N'achetez pas cette action correctement
évaluée.