En dépit d’un marché déprimé,
l'équipementier télécoms français Alcatel s’évertue à garder la ligne. Il a de
nouveau réduit ses coûts (restructuration) et freiné le déclin de sa
rentabilité. L’amélioration du recouvrement des crédits aux clients et la
réduction des stocks ont permis de réduire la dette pour le cinquième trimestre
d’affilée. Après l'annonce des résultats trimestriels, la crainte de problèmes
de trésorerie semble se dissiper, mais des risques subsistent : l’amélioration
du recouvrement des crédits ne sera pas éternelle et même si le groupe prévoit
une amélioration globale de ses résultats au quatrième trimestre, la hausse sera
principalement saisonnière. La chute des ventes au troisième trimestre,
notamment dans le secteur de l'optique, a été plus forte que prévu
(– 39 % par rapport à 2001 et – 19 % par rapport au
trimestre précédent). Les résultats trimestriels sont légèrement inférieurs aux
attentes avec une perte
courante par
action de 1,78 EUR sur neuf mois et des provisions plus importantes pour
les risques inhérents aux crédits aux clients. Le management semble bien
gérer la crise du marché des télécoms mais la chute de ce dernier n'est pas
encore enrayée. Nous prévoyons une perte courante par action de 2,17 EUR en
2002 (contre 1,44 initialement) et maintenons nos prévisions de perte par action
à 0,30 EUR pour 2003. L’action est correctement évaluée mais le risque
d'une nouvelle dégradation du marché reste trop élevé pour envisager un achat.
Conservez.