Après la course folle à l’expansion entamée en 99, Kinepolis se
replie sur ses 3 principaux marchés que sont la Belgique, la France et
l’Espagne. En Italie, le groupe a ainsi vendu son complexe de Pioltello, près de
Milan, et négocie la vente de sa participation de 55 % dans le complexe de
Trévise. Aux Pays-Bas, toutes les participations ont été vendues et le projet de
Diemen, près d’Amsterdam, est pratiquement abandonné. Notons aussi la vente
probable du complexe cinématographique en Suisse. Quant à la Pologne, toutes les
options restent ouvertes. Par ces ventes, le groupe espère réduire ses lourdes
dettes et afficher « un résultat clairement positif » en 2003 grâce à
la baisse des charges financières. Pourtant, il prévoit encore d’ouvrir de
nouveaux complexes ces prochaines années avec Grenade en 2003, Nancy en 2004 et
Ostende en 2005. Il est désormais clair que 2002 sera clôturé dans le rouge et
que l’objectif de 28 millions de spectateurs (+ 7,7 %) ne sera
pas atteint, ce nombre ayant même reculé de 0,8 % en Belgique et de
5 % (pour les complexes existants) en France par rapport à 2001. Nous abaissons de nouveau nos
prévisions bénéficiaires et prévoyons une perte courante
+ par action de 0,20 EUR en 2002 et un bénéfice par action de
0,74 EUR en 2003. L’action est correctement évaluée mais le groupe a encore
beaucoup à prouver avant de regagner notre confiance. N’achetez pas.