L'anticancéreux Iressa, dans lequel le britannique plaçait
beaucoup d'espoir, souffrirait de nombreux effets secondaires. On déplorerait le
décès de plus de cent patients, même si le lien n'a pas été confirmé. Les
autorités du Japon, seul pays dans lequel l'Iressa est commercialisé, autorisent
toujours la vente, mais à des conditions strictes. La demande ne devrait pas
trop en souffrir. Plus grave est le fait que l'Iressa est encore en attente
d'approbation aux USA et en Europe. Et les autorités américaines viennent
d'annoncer retarder de 3 mois leur décision. Un déboire qui tombe d'autant plus
mal que le démarrage de l'anticholestérol Crestor et de l'anticoagulant Exanta
sont aussi retardés. Or AstraZeneca compte sur ces trois fers de lance pour
compenser la baisse de revenus de l'antiulcéreux Prilosec, pour lequel un
générique vient d'être lancé avec succès. Enfin l'Atacand (maladies
cardiovasculaires) devra bientôt faire face à un nouveau concurrent : le
Cozaar de Merck. Nous maintenons nos prévisions de bénéfice par action pour
2002 à 120 pence. Pour 2003, nous les réduisons à 118 pence, contre
127 auparavant. Action correctement évaluée. N'achetez
pas.