Epargné en 2002 par la concurrence générique et porté par ses
10 blockbusters (vente de plus d'1 milliard USD), le n°1 mondial de la
pharmacie a publié pour 2002 un bénéfice courant+ par action
de 1,61 USD (+21 %) et un chiffre d'affaires en hausse de 12 %,
hors cessions. Pfizer a en effet cédé Tetra (animaux) et Adams (confiserie) et
récemment vendu Schick-Wilkinson (rasage). La vente de ces pôles non
stratégiques a dégagé des liquidités, à utiliser pour le rachat d'actions propres+ (soutenant le bénéfice par
action), et vise un recentrage sur la pharmacie. Dans ce domaine, le Viagra doit
faire face à la concurrence du Levitra (GlaxoSmithKline et Bayer) et du Cialis
(EliLilly). Et pour l'anti-épileptique Neurontin, Pfizer a perdu un procès
relatif à son brevet. Mais d'une part, le marché de l'impuissance semble assez
porteur pour laisser place à plusieurs acteurs, et d'autre part, une 2ème
procédure devrait repousser en 2004 l'arrivée du générique sur le Neurontin,
(générique qui doit d'ailleurs encore être agréé). Par ailleurs, Pfizer dispose
d'une gamme solide et diversifiée, des molécules nouvelles devraient être
lancées et la fusion imminente avec Pharmacia renforcera encore le portefeuille.
Nous gardons confiance. Mais vu les désinvestissements, nous réduisons notre
prévision de bénéfice par action en 2003 à 1,80 USD (contre 1,85
auparavant). Pour 2004, nous tablons sur 2,1 USD. Action correctement
évaluée. Achetez.
Grâce à la baisse exagérée de son cours en 2002, l'action Pfizer est devenue
attractive. Achetez.