Le groupe récolte les fruits des restructurations et du
recentrage sur les produits à haute valeur ajoutée : malgré la baisse du
dollar, le chiffre d'affaires en 2002 a augmenté de 4 %, le bénéfice
opérationnel de 60 % et la croissance du bénéfice courant, avant provisions
et charges de restructuration, devrait avoisiner les 50 %. Pourtant, le
résultat net se solde par une perte (environ -2,2 EUR par action contre un
bénéfice attendu de 1,19 EUR). Bekaert a en effet créé la surprise.
Appliquant déjà les normes comptables IAS, il a mis à zéro dans ses comptes
(impairment) la valeur des activités "cellules photovoltaïques" (panneaux
solaires Unisolar). Le groupe les avait présentées en 2000 comme un nouveau
pilier de croissance, mais avait par la suite reporté ses objectifs de
rentabilité. Une stratégie déjà floue qui semble évoluer maintenant vers une fin
possible des investissements dans le domaine (la dépréciation pèse pour
3,74 EUR par action). Et une vente n'est pas à exclure. Une mauvaise
nouvelle, mais à relativiser, puisque ces activités ne pesent que pour moins de
1 % des revenus du groupe. Pour 2003, le groupe ne se risque pas au jeu
des prévisions. De notre côté, nous comptons sur la restructuration et
l'amélioration de la rentabilité et prévoyons un bénéfice par action de
3,9 EUR. Aussi, avec un dividende de 1,26 EUR net, offrant un
rendement de 3,27 %, et une valeur comptable de 42,2 EUR, Bekaert reste bon
marché. Achetez.
Les restructurations entreprises en 2002 soutiendront la croissance en 2003.
Achetez.