Malgré la mauvaise tenue persistante de
l'économie, Umicore a été capable, au second semestre 2002, de réitérer son
résultat du premier. Un résultat convenable, mais qui n'a pas empêché pour
autant le bénéfice
courant+ par action de baisser de
4,85 EUR en 2001 à 3,02 EUR en 2002. La part dans ce bénéfice des
divisions cuivre et zinc
a chuté jusqu'à 60 % de son niveau de 2001. La division matériaux avancés n'a pas
été non plus très performante, en conséquence de la demande faible en provenance
du secteur télécom, toujours moribond. Mais le groupe n'est pas inactif pour
autant : il a réalisé l'an passé pas moins de sept acquisitions, pour
renforcer ses positions dans le zinc et les matériaux avancés et étudie à l'heure actuelle une
collaboration poussée avec l'entreprise belge de traitement du cuivre Lamitref, pour mieux se positionner sur ce
marché également. Fin janvier, Umicore a aussi conclu un accord pour une prise
de participation de 40 % dans l'entreprise péruvienne Industrias
Electroquimicas, le plus grand pôle de traitement du cuivre en Amérique du Sud.
Umicore est une entreprise dynamique et admirablement
gérée mais ses résultats restent très sensibles à la conjoncture. Vu la
faiblesse persistante de l'économie, nous revoyons à la baisse nos prévisions de
bénéfice par action pour 2003 à 4 EUR (contre 5 EUR auparavant).
L'action est correctement évaluée. Il est trop tôt pour l'acheter.
Conservez.
Bien que performante, Umicore reste trop sensible à la conjoncture pour être
achetée maintenant. Conservez.