Malgré la hausse des prix de l'acier et les
économies de coût supérieures aux objectifs, le 4ème trimestre a été décevant au
niveau des résultats, mais positif pour l'endettement (en recul). L'année 2002
clôture, elle, sur une perte
totale de 0,25 EUR. Vu le
déclin attendu à long terme des prix de l'acier et l'absence de croissance de ce
marché, Arcelor doit améliorer sa productivité. Cette amélioration passera par
la rationalisation de l'outil de production des aciers plats (50 % de
l'activité et axe de développement du groupe). La production de produits
semi-finis sera concentrée sur les sites les plus rentables (le long des côtes).
Les tensions sociales dans les sites délaissés pourraient alourdir le coût de
l'opération, mais les objectifs d'économies ne pourront pour autant être
reportés. Ils s'élèvent à 0,6 EUR par action en 2003 et à 1,5 EUR en
2006. Nos prévisions pour 2003 sont prudentes : l'euro étant élevé, l'acier
non-européen est plus concurrentiel en Europe et des pressions y sont attendues
sur les prix. Nous tablons sur un bénéfice de 0,8 EUR par action. Le
recul de 30 % du cours depuis début 2003 tient déjà compte de la baisse
attendue des prix. L'action est bon marché et pourrait rebondir en cas de
reprise économique fin 2003 (que nous prévoyons). Si vous ne craignez pas les
fluctuations, vous pouvez acheter.