Les Bourses, guidées par les premiers résultats semestriels, ont évolué en sens divers. Peugeot-Citroën (PSA; +2,6%) a fait un peu mieux que prévu et reste optimiste pour le 2e semestre. Le cours a fort monté depuis début 2001, n'achetez pas.
Fiat a gagné 5,2% à l'annonce d'un accord à l'amiable avec Montedison. Mais le bénéfice opérationnel de Fiat Auto reste décevant. Conserver. Comme prévu, les résultats (hors Nissan et éléments exceptionnels) de Renault (+1,6%) ont plongé. Conserver. Vivendi Universal (+9,7%) a agréablement surpris en annonçant un beau bénéfice d'exploitation pour le 2e trimestre. Conserver. Les chiffres semestriels d'Alcatel (+9,7%) ont aussi été appréciés. Le groupe a fait mieux que ses concurrents mais confirme que l'année reste difficile. Acheter. BT (+3,8%) annonce une légère perte sur le 1er trimestre, mais son endettement s'est fortement réduit. Conserver. Pirelli (-4,3%) et le holding de contrôle de Benetton (+1%) se sont emparés d'Olivetti (+7,2%; n'achetez pas) et de Telecom Italia (dont Olivetti est actionnaire). Le prix nous semble très élevé à première vue et l'avenir des télécoms reste très incertain. Le changement de profil de Pirelli ne nous séduit pas. N'achetez plus, conservez. Pour le groupe Benetton lui-même l'opération ne change rien. Nous maintenons notre conseil : conservez. Le Bel 20 a perdu 1,5%. Interbrew (-3,8%) rachète l'allemand Diebels et serait en pourparlers pour racheter l'allemand Beck. Le prix que le groupe serait prêt à payer inquiète les investisseurs. N'achetez pas. Les résultats semestriels de Solvay (+1,5%) sont légèrement inférieurs à nos attentes. Conserver. Le ralentissement économique et la dévaluation de quelques monnaies latino-américaines ont fait reculer de 34%, un peu plus que prévu, le bénéfice semestriel de Bekaert (-3,4%). Conserver.
Les "whispers" (murmures) sont les prévisions
non-officielles de résultats de sociétés. Ils divergent souvent du consensus des
analystes. Une fois que les résultats effectifs sont connus, le cours de
l'action réagit si la réalité s'éloigne des prévisions.
Green Shoe Lors d’une entrée en Bourse, si le
prospectus fait mention d'un green shoe, c’est que la possibilité existe,
pendant un certain temps et selon certaines modalités, de présenter, après
l'introduction, un paquet supplémentaire d'actions, en cas de demande
importante. Le terme vient de l'entreprise américaine Green Shoe Corporation
qui a utilisé pour
la première fois la technique.