Nourissant l'espoir d'un conflit bref (et gagné par les USA et le
Royaume-Uni), les bourses ont bien accueilli le début des hostilités et salué la
fin de semaines d’incertitude. Le rebond a été significatif : l'Eurostoxx
50 a gagné 8,1 % et le S&P 500 a crû de 7,5 %, tandis que le
DAX allemand, fort à la peine ces derniers temps, s'est apprécié de pas moins de
13 % et le Bel 20 de 5,1 %. L'acheminement du pétrole vers l’Occident
n'ayant subi aucune interruption durant les premiers jours de l’offensive, les
investisseurs ont été rassurés et le prix du pétrole a pu continuer sa décrue et
tranquilliser quant à l'avenir des économies. L'industrie chimique étant très
dépendante du prix du baril (le pétrole est sa plus importante matière
première), l'indice du secteur a augmenté de 10,1 % (voir graphique),
notamment sous l'effet de bonds spectaculaires, comme celui de ICI (+17,6 %, n'achetez
pas) ou de BASF
(+19,6 %, voir p.4). Les valeurs dépendant des investissements des sociétés
ont aussi progressé, vu l’espoir d’une reprise prochaine de l'économie :
ABB a gagné 30 %
(n'achetez pas) et Alcatel
9,5 % (vendez). Le secteur des semi-conducteurs a aussi été de la fête avec
une hausse de 10,4 %. Intel a gagné 10,1 % et
STMicroelectronics
11,4 %. Ces 2 actions sont, selon nous, trop chères. N'achetez pas. Les
prochains jours évolueront sans doute au rythme des opérations militaires, avant
que les données économiques (moroses) ne reprennent leur place, au centre des
attentions.