La Deutsche Bank, 1ère banque privée allemande, poursuit son
renforcement en banque d’investissement et de financement ainsi qu’en gestion
d’actifs et de fortune. Cette stratégie qui vise à créer une banque d’affaires
puissante à même de concurrencer les plus grandes banques américaines comme
Merrill Lynch ou Goldman Sachs, lui permet de faire mieux que ses consœurs
allemandes focalisées sur la banque de détail, une activité peu rentable en
Allemagne. Toutefois, même si elle a annoncé son intention de développer surtout
l’activité de conseils en fusions et acquisitions voici deux ans, rien n’a été
fait à ce jour en Europe. De plus, la banque qui comptait sur la cession de ses
participations industrielles pour financer sa stratégie doit trouver d’autres
moyens de financement depuis la chute des marchés boursiers. L’achèvement de sa
restructuration lui permettra certes d’économiser 3,25 EUR par action en
termes de coûts fin 2003 mais peu d’économies supplémentaires sont
envisageables. La Deutsche Bank poursuit sa réorientation stratégique mais
tarde à prendre certaines décisions importantes. En outre, l’inculpation de ses
deux plus hauts dirigeants pour abus de confiance et fraude fiscale risque de
peser sur la gestion. L’action est chère, n’achetez
pas.
Les dernières affaires judiciaires en date risquent de peser sur la gestion
et sur le cours. N’achetez pas.