PPR (22 juil 2003)
PINAULT-PRINTEMPS-REDOUTE
SECTEUR: distribution BOURSE: Paris COURS: 66,80 EUR RISQUE:
**
Le chiffre d'affaires de Pinault-Printemps-Redoute (PPR) a
baissé de 7,8 % au 1er semestre. Si on ne tient pas compte des activités
cédées entre-temps, la baisse n'est que de 3,1 %. Et si on exclut Rexel
(matériel électrique en gros), qui réalise 36 % de son chiffre d'affaires
aux USA, on en arrive même à une légère hausse de 0,5 %. Une prestation pas
trop mauvaise en définitive. Mais tout n'est pas rose pour autant. Les chaînes
de magasins spécialisés (Printemps, Fnac, Conforama) font de bonnes affaires
(plus de parts de marché en France et expansion internationale) mais la vente
par correspondance (Redcats), qui réalise une bonne partie de son chiffre
d'affaires aux USA et au Royaume-Uni, souffre de la baisse du dollar et de la
livre. Quant à la société de luxe Gucci, filiale à 64,5 % sur laquelle PPR
lancera en 2004 une offre de reprise, les résultats de février à avril ont été
particulièrement faibles, suite à la force de l'euro et à la chute des flux
touristiques (guerre en Irak et SRAS en Asie). Les ventes de produit de luxe
ayant repris sensiblement en mai/juin tant aux USA qu'en Asie, Gucci compte pour
l'ensemble de l'exercice sur une stabilisation du bénéfice. De notre côté, vu
l'absence (provisoire) de reprise économique durable et la force de l'euro, nous
réduisons nos prévisions de bénéfice par action à 5,50 EUR pour 2003
(contre 6,16 auparavant) et à 5,68 EUR en 2004 (contre 6,55). De plus, nous
ne nourrissons pas l'espoir d'un rebond dans le secteur du luxe. Bien que
l'action PPR soit correctement évaluée, n'achetez pas.
PPR / GUCCI (en EUR)

Alors que Gucci, qui fera l'objet d'une offre de PPR, se maintient, le cours
de PPR (gras) s'effrite. N'achetez pas.


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