L'effritement plus marqué qu'attendu des prix de vente et de la
demande d'acier a conduit Arcelor à publier un bénéfice par action un peu
inférieur à nos attentes au 2ème trimestre (0,35 EUR). Nous gardons
toutefois confiance. Dans les aciers plats au carbone, la production a
été limitée, dans le but de maintenir les prix, ce qui a permis de limiter les
dégâts. En revanche, dans l'inox, le groupe est de nouveau en perte. Une
perte qui confirme la nécessité du plan de redressement annoncé récemment. Il
prévoit le recentrage des activités sur quelques sites, ainsi que des
investissements à Charleroi. Mais nous ne comptons toutefois pas qu'Arcelor
puisse ainsi combler l'écart de rentabilité qui le sépare encore de ses
concurrents. Au niveau des coûts cependant, sur les 330 millions d'euros
d'économie prévues pour l'année, 280 millions sont déjà réalisées, ce qui laisse
une bonne marge de manoeuvre pour les prochains mois. Quant à la dette, elle a
été joliment réduite, ce qui renforce la structure financière. Pour 2004, si
l'économie européenne se montre plus dynamique, on devrait assister à une hausse
de la demande d'acier. Dès lors, nous maintenons nos estimations de bénéfice
à 1 EUR pour 2003 et à 1,05 EUR pour 2004. Malgré la hausse des
dernières semaines, l'action conserve du potentiel et est correctement évaluée.
Comptant sur la hausse de la demande d'acier en 2004, notre conseil reste
d'acheter.