Le bénéfice 2002 baisse de 10,6 %, à 1,13 EUR par
action, en raison de provisions pour couvrir la dépréciation du portefeuille et
l'affaire "Legio Lease". Petit rappel : la Banque Labouchère, alors détenue
par Aegon, avait accordé des prêts aux clients (contrats dénommés "Legio Lease")
pour leur permettre d'investir en actions. Ces investissements ont été un échec
et les clients incapables de rembourser se plaignent du manque d'information
dont ils ont été victimes quant au risque du contrat. La Banque Labouchère ayant
entre-temps été reprise par Dexia, c'est contre Dexia que se dresse l'action
judiciaire. Dexia s'est retourné contre Aegon (pour manque de transparence lors
du rachat de Labouchère), et Aegon a admis avoir accordé ces prêts en dépit des
avertissements des autorités de régulation et sans contrôler les revenus des
clients. L'affaire évolue donc favorablement pour Dexia. De plus, Dexia poursuit
la conclusion d'accords à l'amiable avec les clients et restructure ses
activités aux Pays-Bas pour donner une image claire de ses métiers. Par
ailleurs, il maintient ses performances en financement public (60 % des
profits). Et au niveau des coûts, on constate une baisse inespérée de
9,1 %, due à l'intégration de Artesia. Même si Dexia doit encore prendre
des initiatives commerciales et trouver une banque de détail à l'étranger pour
diversifier ses revenus, ses perspectives restent bonnes. Confiants quant à
l'affaire Legio Lease et aux performances, nous tablons sur un bénéfice par
action en hausse, à 1,35 EUR en 2003 et 1,49 EUR en 2004. Bon marché.
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